Un masque de peinture est-il aussi efficace contre la pollution ?

Le pic de pollution hivernale nous pousse souvent à prendre des précautions telles que le port de masques. Cela vise à protéger le système respiratoire ainsi que le système cardio-vasculaire. Mais le port de masque de peinture est-il réellement efficace contre les dangers que représente l’air pollué ?

Quels sont les types de polluants dont nous faisons face ?

pollution masqueDans notre quotidien, notre organisme est exposé à de multiples polluants. Les produits à usage professionnel peuvent contenir des éléments néfastes qui attaquent la voie respiratoire via l’inhalation. L’on pourra citer les solvants et les produits à base de solvants, la peinture bi-composante, chlore, hydrogène sulfuré, brome, dioxyde de soufre, acide chlorhydrique et autres gaz acides.

De même, les produits de nettoyage ainsi que l’ammoniac et ses dérivés représentent des dangers face auxquels il faudra penser à se protéger. Mis à part les produits chimiques à leur état brut, ceux résultant de la combustion de carburant gagnent l’atmosphère. L’on parle ici de microparticules qui sont infiniment petits, de l’ordre de 0,1 à 10 microns.

Le masque de peinture suffit-il pour faire faces aux polluants ?

masque peinture et pollutionAfin de pouvoir dire si un masque est efficace contre les polluants ou non, il faudra d’abord connaître ses caractéristiques. L’une des caractéristiques clés est le filtre à particules du masque. En effet, comme les polluants sont de très petite taille, il faudra des mailles de filtres serrés pour pouvoir les arrêter. Donc, un masque pouvant filtrer des particules de 2,5 microns est déjà suffisant pour filtrer l’air pollué. Au-delà de cette valeur, l’on peut dire que la protection offerte par le masque de peinture est inefficace contre la pollution. C’est d’ailleurs le cas des masques chirurgicaux qui laissent passer les microparticules présentes dans l’air, et ne sont donc pas suffisants pour faire face à la pollution.

À savoir, suivant la norme EN149, les masques efficaces contre les microparticules sont classés dans trois catégories. Chaque catégorie indique le degré d’efficacité d’un masque face aux polluants présents dans l’air. Les masques anti-poussières de type FFP1 offrent une protection à 78 %, tandis que ceux de type FFP2 arrêtent jusqu’à 92 % des particules. Les masques de peinture les plus sûrs contre la pollution sont ceux de type FFP3 dont l’efficacité atteint les 98 %. Ce dernier type est un masque filtrant de type professionnel, dont certains chercheurs se servent en laboratoire. À savoir, cette efficacité est mesurée par rapport à des aérosols de dimensions infimes (entre 0,1 micron à 1 micron). En tout donc, seuls les masques « FFP » offrent une protection efficace contre les particules dans l’air, car ils sont les plus filtrants. Cependant, les masques FFP ne peuvent pas filtrer les polluants qui sont capables de s’infiltrer dans le sang.

Il faudra aussi noter que même un masque FFP3 ne servira à rien s’il n’est pas bien positionné sur le visage de celui ou celle qui le porte. En effet, il faudra que le masque adhère bien aux reliefs du visage, sans laisser d’interstices où les polluants pourraient s’infiltrer. Il faudra que le masque soit bien étanche pour être efficace.

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